Trekkings

Lundi 2 juillet 2007
Carnet de voyage

Expédition en AFRIQUE AUSTRALE:
Namibie, Botswana et Chutes Victoria

Du 10/06/2007 Au 26/06/2007
 
Le 10/06/2007: 
 Il est 11h, nous quittons Leguevin pour l'aéroport de Toulouse. Décollage pour Paris où nous retrouvons le reste du groupe. Nous sommes 8.
Après Air France, nous prenons la Swiss Air jusqu' à Johanesbourg en Afrique du Sud avec transfert à Zurich.
Un orage débute sur Zurich, des éclairs se détachent dans le ciel. Mais l'attente ne sera pas longue.

Le 11/06/2007: 
09H20, nous arrivons enfin à Johanesbourg. Les lieux nous sont familiers. Nous appelons notre ami MARIO. Il est au Cap, nous ne pourrons pas le voir cette fois ci.
Deux heures d'attente dans l'aéroport à déambuler et prendre un café puis c'est reparti en avion direction la Namibie, Windoeck....

A l'aéroport d'arrivée, nous faisons connaissance de notre guide TAS puis direction le lodge qui est à 40 Kms de la ville. Sitôt arrivé, sitôt dans un 4x4 pour aller voir le repas arrangé des lions. Le spectacle est saisissant bien que moins naturel puisque leur espace de vie est restreint.
Le repas du soir est le bienvenu, la viande de Gambock est excellente.


Le 12/06/2007:

07H00, petit déjeuner copieux sur la terrasse du lodge puis on repart en 4x4 direction le nord de USAKOS.
Le campement se trouve dans la réserve de Spitzkope sous les rochers. C'est magnifique !! Les montagnes en granit changent de couleur selon la luminosité.
L'après midi sera consacrée à la découverte du site. La marche nous dérouille un peu. Les pentes sont raides, mais quel spectacle. Nous arrivons au sommet, la vue est magnifique. TAS nous fait découvrir la faune et la flore du désert, ainsi que des peintures rupestres faites par les busmens: gazelles, rhinos, hommes avec arc sont representés. La petite grotte s'enfonce dans la roche, l'air ambiante irrite la gorge.
Le soleil se couche, il est temps de regagner le campement, ce soir on dort sous toile de tente.
Le repas du soir se fait autour du feu, l'apero venu de France dans nos bagages se boit bien, les côtelettes grillent. On va encore se régaler, surtout que les Namibiens sont les champions du barbecue.


Le 13/06/2007:

Réveil 06H00, pliage de la toile, rangement des sacs. Nous escaladons la colline de granit afin d'admirer le lever de soleil. Nous déjeunons dans ce cadre magnifique puis aidons nos guides TAS et Marc a ranger le 4x4. Nous partons a pied jusqu'a l'entrée du parc afin de profiter encore de l'endroit, puis le 4x4 nous rattrape.
La route jusqu'à Swakomund est ponctuée d' arrêts. TAS nous fait découvrir les plantes de la région. Nous traversons des paysages de plus en plus désertiques, les dunes sont aux portes de la ville.
Nous arrivons dans un Bed and Break fast, une maison d' hote, puis déjeuner au bord de la mer: sole et fruits de mer.
Brefing de Marc sur la journée puis balade de 02 heures au bord de mer. Le soir venu, rendez vous au restaurant "Océan Basket", au menu steak d'Oryx, c'est absolument divin. Puis bain de pied dans l'océan atlantique.

Le 14/06/2007:

 
Ce matin nous nous levons tôt, le petit déjeuner est pris au lit.
Départ pour une mini croisière au large du désert du Namib jusqu'à Pélican Point. Là vie une colonie d'otarie toute l'année. Elles viennent tour à tour au bord de l'embarcation, s'amusent dans les vagues. Quelques dauphins filent en travers du bateau. Nous  passons à proximité de bateaux de pêches russes qui attendent les permissions administratives pour lancer leurs gigantesques filets. Ici l'océan est très poissonneux avec le courant froid venu par les côtes d'Afrique du Sud.

A 11h00, retour a quai. Nous reprenons la route direction les dunes. Au passage, de nombreux animaux sont observables: gazelles, orix, vautours, chacals,...
Nous faisons le plein à SOLITAIRE, qui porte bien son nom, puis arrivée au camping de Sessriem.
Montage de toile de tante rapide, puis repas au bord du feu.

Dans la nuit nous avons la visite des chacals qui viennent renifler les lieux. Ils hurlent de temps en temps.


Le 15/06/2007:

Lever 05h30, petit déjeuner rapide dans le campement puis départ sur la route goudronnée avant le lever de soleil.
Le jour se fait et nous dévoile la beauté du site. Les dunes ocre du Namib sont superbes. Le véhicule s'arrête de temps en temps pour les photos. Le soleil se lève, la lumière rasante donne un rouge éclatant aux dunes. Nous passons à côté des dunes, plus hautes les unes que les autres. Certaines ont des noms comme big mama ou big dady (310 m) que nous allons gravir en 1h30.
Passage dans la vallée de la mort avec des arbres pétrifiés vieux de 1500 ans.

Le repas se fait à l'ombre des acacias au milieu des dunes. Une myriade d'oiseaux sont là et quelques souries aussi.

Puis nous reprenons la piste pour le canyon de Seyssriem où il y a encore de l'eau. Une plante y pousse et peu facilement remplacer l'éroine d'après notre guide. Le fruit n'est pas mûre à cette époque, tant pis.

Retour au camp pour une bonne douche, nous allons voir le coucher de soleil sur la plaine et les dunes. Bien sûr le spectacle est là encore exceptionnel.


Le 16/06/2007:

Le lever se fait très tôt car nous avons plus de 6 heures de pistes pour rejoindre Windhok.
Nous quittons le camp à 8h30 après avoir rangé le Range rover avec notre guide TAS.
La plaine laisse place à la montagne. Nous nous trompons de piste une fois. TAS, comme d'habitude, s'arrête souvent nous montrer les animaux: oiseaux, koudou, phacochères, les plantes pour la médecine ou dangereuses.

L'arrivée à Windock contraste beaucoup avec ce que l'on a vu jusqu'a présent. C'est une ville fantôme le week-end, peu de monuments.
Le soir, repas sympa dans la banlieue avec au menu brochettes Koudou, zèbres et crocodile.


Le 17/06/2007:

Nous disons au revoir à TAS sur le parking de l'aérodrome, 2 sessnas 210 nous attendent. Une jeune pilote nommée Simone et un jeune gars sportif tout droit sortie d'alerte à Malibu prendrons les commandes. Bien sur nous prendrons Simone comme chauffeur.
Le vol dure 2H45 pour rejoindre la capitale du Botswana: MOON à une vitesse de 150 km/h. L'avion est un 5 places.
Atterrissage à MOON pour les formalités administratives, nous passons la douane dans un sens, puis dans l'autre, décollage direction le delta de l'OKAVANGO. Le vol ne dure qu'une heure mais le spectacle en vaut la chandelle. 5en plus on a négocié le vol 60 Euros par personne, sinon c'était la voiture). Atterrissage au milieu de nul part sur une vieille piste cabossée.
Notre guide n'est pas encore là, nous devons attendre sous le préau. Nous sommes entouré par la savane et des centaines d'oiseaux multicolores viennent nous observer.
Enfin Ken arrive avec la bouffe et le 4x4. Repas vite fait près de la piste d'atterrissage. Puis nous partons pour Guma Lagoon Camp.
Le 4x4 est grand ouvert, on s'en prend plein la figure.
Puis, virage à droite, nous sommes sur une piste très sablonneuse, de petites cases bordent la route, les enfants nous saluent d'un geste de la main, les femmes pliées fabriques des briques en terre.
Le sentier devient très meuble, de grandes ornières de sables se forment. Ken passe les rapports de vitesse, on s'embourbe. Il faut sortir, pousser à plusieurs reprises. Ouf ça repart. Le sentier s'enfonce dans l'Okavango.
Le delta est à son plus haut niveau; le chemin fait place à un lac que nous traversons, l'Aventure est là, nous franchissons vraiment un cap.

Le camp est en pleine forêt, au bord de l'eau. Le soleil descend, on monte les tantes. Le bruit de l'Afrique fait son oeuvre, on distingue les grillons, les singes, les oiseaux.
Repas du soir au bord de l'eau.

Le 18/06/2007


Réveil 05h45, pliage de la tente dans la nuit. Nous attendons le lever de soleil dans les relax mis à disposition sur la terrasse. Petit à petit le jour se fait, les couleurs changent. Puis le soleil apparaît, rouge sang. Il se reflète dans l'eau cristalline de l'Okavango descendu des plateaux de l'Angola.
Nous prenons le strict minimum comme bagage: sac de couchage, brosse à dent, appareils photos. Puis on embarque sur les mokoros (petites embarcations traditionnelles). Pendant des heures nous allons arpenter les canaux au milieu des nénuphars et des papyrus. Détente absolue. Nous pouvons observer une multitude d'oiseaux,: perruches, martin pêcheurs, gobe-mouches, échassiers, oies d'Egyptes et aigles pécheur.
La pirogue s'arrete sur un petit bout de terre pour le pique nique du midi.
Puis à 15h, nous reprenons nos embarcations direction une petite ile ou sont passés récemment les éléphants. Mais ils ne sont plus là. Seule trace de leur passage, quelques arbres arrachés. Tans pis, nous retournons au camp à pied avec notre ranger.
Le soir, grillade sur feu de bois. La nuit un hippo viens faire un tour au camp.

Le 19/06/2007


07H00, départ en mokoro sur le delta, le lever de soleil donne de belles lumières au travers des papyrus. Nous nous arrêtons sur une île observer les traces d’éléphants, ils sont passes il y a 2 ou 3 jours.
Nous reprenons les embarcations plus à l'ouest. Soudain le ranger arrete les mokoros, nous demande de nous lever. Au loin deux énormes éléphants mangent dans l'eau. Magnifique !! On tente une approche, deux autres apparaissent, encore plus gros. L'un nous fait barrage, s'avance lentement en battant des oreilles.
Devant sa persistance, nous reculons suffisamment pour le calmer. Les quatre pachydermes continuent leur route. Ils passent leur chemin, il est temps pour nous de retourner sur l'île afin de prendre le petit déjeuner et plier la toile de tente.
Le ranger me dit que depuis hier nous sommes à 6 kms du camp de GUMA. Retour au lodge pour le repas puis nous prenons la direction de MAUN en 4x4 que nous atteindrons le lendemain.

En route, nous croisons quelques villages puis des rendez-vous inattendu avec la nature. Des chevaux, des ânes au milieu de la route,. Puis en ligne droite surgit 3 éléphants qui vont en direction du delta.
La journée finie donc sur cette image.
Nous dressons la toile non loin de la route. On allume le feu puis on s'endort avec les vaches comme unique compagnie.

Le 20/06/2007 
Nous quittons notre camping sauvage pour gagner MAUN et faire le plein de provision. Une heure de route et la voiture s'arrête; crevaison !!
Ken répare et nous reprend quelques minutes plus tard. Arrêt à MAUN, repas dans un resto qui n'a rien de local mais très bon.
On poursuit la route toute l'après midi pour atteindre le campement dans les PANS à BAINE BAOBAB juste avant la nuit.
Repas sous un baobab puis dodo.


Le 21/06/2007


L'escale dans les pans n'aura pas été très longue, donc avec Stéphanie nous nous levons tôt pour faire le tour de la Baine et admirer le lever de soleil. Petite marche dans cette étendue désertique de sable blanc et de sel.

Le 4x4 nous rattrape puis à fond les tambours nous quittons la réserve. Quelques Oryx, autruches, Sting Box, longent la route. On regagne la route bitumée, virage à gauche, puis une centaine de mètres plus tard, le véhicule s'immobilise. Il ya de la casse sur l'essieu de la remorque. Faut dire que le guide n'est pas tendre avec la mécanique. Réparation de fortune; puis nous reprenons notre longue route vers CHOBE. Cette journée est éprouvante et longue.
On arrive enfin dans la commune de KASANE, ville ou il n'y a qu'une rue centrale bordée de magasins.
Puis arrive le moment tant attendu, l'entrée dans le parc CHOBE. Pour se mettre dans l'ambiance, de multiples éléphants paradent, des petits, des grands. Des girafes, dont une que l'on a faillie s'emplafonner. Puis, au détour d'un chemin, plusieurs 4x4 attendent. Et là, devant nous, le Léopard. Majestueux, il descend d'un tronc d'arbre mord. Après quelques minutes de contemplation, nous partons vers le camp. Les éléphants sont là encore. Puis dod avec le bruit des lions, des hiennes, des hippos.

Le 22/06/2007

Réveil matinal, la nuit a été intense avec un concert de cris divers.
Nous partons faire un safari toute la matinée: gazelles, hippos, crocos sont au rendez-vous ainsi qu'une foule de petits oiseaux et échassiers.
A midi, retour au camp pour le repas, sieste jusqu'à 15 Heures. Nous repartons et le safari est vraiment différent du matin avec des girafes, des éléphants. Mais toujours pas de lion.
On s'arrete admirer le coucher de soleil sur la rivière CHOBE puis retour au camp.
En chemin une silhouette se détache sur un ciel oranger, c'est un Léopard. Comme pour nous dire au revoir, il est là. Et oui demain nous quittons le parc. Il n'y a pas plus beau cadeau que l'Afrique aurait pu nous faire. On reste  ébahi devant cette image. Le moment est fort.
Le soir, au camp, Ken nous prépare un repas traditionnel.

Le 23/06/2007

Nous plions la tente pour la dernière fois.
Ken prend l'axe principal du parc pour regagner la sortie quand un de ses collègue lui dit qu'il y a un lion. Demi-tour pour longer la rivière. Le lion est parti, dommage. En revanche, nous continuons à longer la rivière, on fait bien, car on peu voir de nouveau les hippos, les éléphants.
On sort de la réserve, direction la frontière du Zimbabwe. 10 minutes pour passer. Un dernier au revoir à KEN qui reste de l'autre côté. Notre nouveau guide nous amene à VICTORIA FALLS, 1H45 de trajet.
Marc, notre guide, va au guichet afin de changer nos derniers dollars. Il revient avec une caisse entière de billet. Ici la monnaie locale ne vaut plus rien. Même les commerçants ne veulent que des dollars. Bon à savoir quand on vient ici.
Puis direction l'hôtel pour poser les affaires, bingalow 44. Pas le temps de souffler, nous partons directement voir les chutes.
Le prix affiché à l'entrée est à mourir de rire. Pourtant il montre bien la pauvreté du pays: 1 00 000 $ zimb.
Arrivée sur le sanctuaire vu par Livingston. Avant l'image, il ya le bruit. Puis l'image saisissante. La cataracte s'étale sur 1700 m,
déverse 545 millions de m3 d'eau à la seconde en cette période de l'année.
C'est stupéfiant. Le sentier  qui longe les chutes dévoile chaque coulée comme un tableau. La vapeur d'eau dégagée remonte sur les parois et se redépose en pluie. On est trempe comme la soupe mais on est heureux d'être là. On oublie que l'on a pas mangé à midi.
On sort du parc pour passer la frontière avec la Zambie et voir les chutes de l'autre côté. 20 $ le passage et 20 $ pour nous deux pour rentrer dans le parc. Certains du groupe font demi-tour. Nous, on y va.
Et là encore c'est prodigieux, on réalise réellement la force de ces eaux. Le Zambèze plonge en fléau continu dans la cataracte, sur toute la longueur de la faille. C'a vaut le coût de passer cette frontière.

Retour au Zimbabwe avant la fermeture des frontières à 18h00.
Nous prenons une voiture pour 8 $ afin de revenir à l'hotel. Super lodge en haut d'une colline où l'on entend encore le bruit des chutes.

A 20h00 nous prenons la navette pour aller manger en ville. Le resto MAMA AFRICA est sympa. Un groupe joue de la musique américaine. Au menu: autruche et koudou. La carte est bien fournie, les prix ubuesques. En attendant les plats nous entamons quelques danses. Retour à l'hotel à 22 H00, puis couché dans notre lit en baldaquin.

Le 24/06/2007


Réveil à 07H00, gros petit déjeuner avec au menu: omelette, petits gâteaux, fruits, jus diverses et pan cakes.
Puis c'est le départ vers l'aéroport. Enregistrement et décollage vers Johannesburg. Au décollage on aperçoit encore le nuage de vapeur des chutes, nous sommes à plus de 40 kms de Victoria.
Puis c'est l'attente dans les aéroports jusqu'à TOULOUSE.

Le 25/06/2007

Il est 15H00, ca fait un peu plus de 24 Heures que nous sommes dans les aéroports, et là commence le décompte:

11H20 le 24/06: décollage de Victoria Falls,
14H00 le 24/06 arrivée à Johanesbourg;
19H50 le 24/06 décollage de Johanesbourg,
06H40 le 25/06 arrivée à Zurich;
09H40 le 25/06 décollage de Zurich,
11H00 le 25/06 arrivée à Paris Cdg;
transfert autocar à Paris Orly
15H20 le 25/06 décollage de Paris Orly,
17H00 le 25/06 arrivée à Toulouse.

Dur, Dur !!
Par Stephwill
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Dimanche 31 décembre 2006


Carnet de voyage

Randonnée BEDEINE
en MAURITANIE
Du 16/12/2006 Au 31/12/2006

  Terres d'aventures

Préambule:

Le 4x4 qui quitte ATAR conduit notre équipe vers l’erg Taffoujert qui sera le point de départ d’une marche de onze jours sur 270 kms à travers un paysage irréel et féerique où les plateaux gréseux se mêlent dans un enchevêtrement superbe aux ondulations dunaires.

Quel plaisir peut on avoir à marcher autant me direz-vous lorsque vous saurez que le sable et les mouches deviennent vos compagnons de voyage ?

Et bien justement, cet itinéraire hors des pistes chamelières, au cœur de ces reliefs si typiquement Mauritaniens où se nichent des palmeraies perdues et où la vie traditionnelle continue entre culture des dattes et récolte des pastèques, m’a apporté le plaisir rare de nouvelles rencontres. Notamment Moctar qui du haut de ses onze ans fume déjà comme un pompier ; Aïcha qui entonne avec nous quelques chansons  locales et repart en nous faisant de grands signes jusqu'à ce qu’elle ne nous aperçoit plus; Chermou notre guide avec sa rage de dent qui nous raconte sa vie en long et en large. L’hospitalité des Mauritaniens qui, autour d’un verre de thé, nous racontent l’histoire de leur pays, l’époque de la colonie française et de leur indépendance.

C’est aussi l’ambiance particulière du bivouac, avec ses petits rituels comme le montage et le démontage de la tente, le rangement du sac a dos, ou dormir tout simplement à la belle étoile lorsque le vent de sable le permet.

Pour ce trek, ça a été aussi cette soirée de Noël loin du froid et des sapins avec au menu : un bol de soupe ; des frites molles et une chèvre achetée à un berger et qui a finie sous le joux d’un chamelier après avoir criée toute l’après midi sentant son heure venue.

Ce parcours m’a apporté également de nouveaux enthousiasmes, comme les magnifiques dunes de l’Amatlich dont la couleur du sable passe du jaune à l’orange, du bleu au blanc. On parcourt ces dunes les unes après les autres en pensant que celle que l’on est entrain de gravir sera la plus haute mais qui a chaque fois en dévoile de plus imposantes encore. C’est dans ces moments là que l’on pense à la phrase de Jacques Lanzmann :

 « Marcher, c’est retrouver son instinct primitif, sa place et sa vraie position, son équilibre mental et physique. C’est aller avec soi, sans autre recours que ses jambes et sa tête. Sans autre moteur que celui du cœur, celui du moral. »

Quel beau cadeau de Noël ! voici donc le recit de ce voyage si particulier

 
Le 16/12/2006:

 

Reveil 04h00 afin de se préparer au grand départ. Des amis passent nous prendre pour nous amener à l'aéroport de Blagnac. Comme promis il est a l'heure, les yeux sont encore nébuleux mais il a le sourire. Tout va bien ! Il faut dire qu'il ne s'est pas couvhé tôt lui non plus, repas à la maison (foie gras, canard,...) la soirée s'est finie à minuit.
L'embarquement à TOULOUSE se fait à 06h30, sans problème pour arriver à Charles Degaulle à PARIS.
Chargés de nos deux sacs à dos chacun, on s'empresse de regagner l'hotel IBIS afin de déposer nos affaires.
Il est 11h00 et surprise on doit régler 30 E de plus pour la chambre. Comme demain nous partons avant 04h00 il n'y aura pas de petit dejeuner.
Nous prenons la chambre et direction la capitale sous la pluie. Petit repas au Quick sur les champs elysée. Nous effectuons la visite de l'exposition "tresors engloutis" au grand palais ou sont présentés les plus belles pieces trouvées lors des fouilles à ALEXANDRIE. C'est magnifique.
Vue le temps, on ne s'attarde pas à PARIS, nous allons diretement à l'hotel pour se reposer, manger et dodo.

Le 17/12/2006:

Lever 03h00. Nous avons rendez-vous à 04h00 à l'aéroport.
Nous embarquons à 05h15 comme prévu avec la compagnie Mauritanienne. Une fois dans l'avion, le pilote nous informe que nous n'allons pas décoller de suite. Il y a du brouillard à MARSEILLE. L'attente va durer 03h00 avant de décoller. La visibilité à MARSEILLE était quasi nulle.
Changement d'équipage, re passage à la douane. Enfin nous décollons pour ATAR. Vol sans encombre.
Nous restons plus de deux heures dans l'aéroport d'ATAR pour les formilités; notre guide nous attend.
Nous prenons la route en 4x4 pour rejoindre notre premier bivouac. Montage de la tente à la frontale, repas chaud bien mérité.
La température ici est de 27 °C, ca surprend !!
Nous faisons plus ample connaissance avec notre guide "Shermor" et notre cuisinier "Dehi".

Le 18/12/2006:

Réveil 6h15, le jour n'est pas encore levé, notre première nuit de bivouac a été bonne. Le rituel du rangement des sacs et de la tente reprend. Les habitudes reviennent vite.

On monte pour la derniere fois dans les 4x4 pour atteindre le debut du treck. Franchissement de pierriers et de dunes sont au programme. Ravitaillement en eau dan un puit à l'eau croupie à TILEBATA

Repas à TENOUAMENDE. Dernier pierrier en 4x4, le dos a souffer tdes secousses sur les pistes Mauritaniennes.
On prend nos petits sacs puis se sont nos premiers pas dans l'oued.
Après quelques heures de marche on arrive a notre deuxième bivouac.
remontage des tentes, repas au lentilles et soupe.
Pour nettoyer nos bols, c'est simple, on met un peu de sable au fond, puis on nettoie en grattant. (pas très hygiennique tout ca) mais on en reparlera !
Retour à la toile, surprise, un scorpion des sables est déjà là monte la garde sous une chaussure de Stéphanie. Quelqu'un crie "scorpion", aussitôt le cuistot débarque à la rescousse. Pauvre bête finira en bouillie sous ses sandalles.

Le 19/12/2006:

Le reveil est programmé pour 07h00, on commence vraiment à prendre nos marques. Les chameliers sont arrivés et vont remplacer avantageusement les 4x4, moins bruyant, moins polluant (c'est le côté écolo du trekkeur).
La marche débute dans un dédalle de dunes aux frmes sinueuses. C'est magnifique !
Le vent se leve, on bouffe du sable, on grimpe, on descend les dunes. (bonnes sensations !)
Passage dans un potager de nomades (il est permis de consommer sur place, pas d'emporter, c'est la regle). Ca tombe bien notre guide Charmou nous découpe une pasteque verte, un régal.
Plus loin Stéphanie met la main à la pâte pour aider à découper les pasteques avec une Mauritanienne.
Arrivée à Midi pour le repas. La caravanne de chameau nous a distancée, elle est là sous les acacias depuis longtemps. Au menu: salade, thon et melon frais.
Repos à l'ombre des acacias et dans les dunes avec trois enfants du village d'a côté WETADA: Aïcha, Moctar et Menin. Discussion sympa avec de temps en temps des tentatives de corruption: stylo, briquet. Le petit Moctar, 11 ans, fume déjà comme un pompier. Pose lecture, dessin.
Suite et fin de la traversée des dunes puis plateau de rocaille noire (reg) afin de gagner le bivouacx de ce soir.

CHEK POINT du 1er au 4eme jour;
ATAR - OUJEFT - TILEBATA - MEBEIKA - TENOUAMENDE - oued de TIMINI - LEBEHEIR - WETADA

Le 20/12/2006:

Reveil 07h00, ce matin on a été surpris, on est a la bourd. Stéphanie va remplir les gourdes pendant que je déponte la tente et raméne les sacs aux chameliers.
La randonnée débute dans un dédalle de dunes, la marche est géniale, on ondule dans des dunes plus ou moins haute, la lumiere rasante donne une belle couleur au sable.
Notre petit groupe de 15 personne se disperse, s'allonge au grès des montées et des descente. Tout en restant à distance reglementaire.
Le vent est encore present (c'est courant en Mauritanie, il vient du centre du Sahara et part vers la mer). Les grains se collent partout.: les habits, les sacs et surtout les yeux. Les bras se couvrent de sable.
A midi, nous décidons de mettre notre tenue commando: Cheich, masque de ski. Après le repas, c'est pause lecture et dessin.
15h00, départ, la caravane chamelière nous suit. Enfin c'est plutôt nous qui sommes derrière. Le sable fouette nos visages; il fait chaud dans l'oued. Les pieds s'enfonce dans le sable moud. La marche est de courte durée, le camp est établi, le cuistot s'affaire à la fabrication du pain.
Le guide nous raconte ses trois mariages.

Le 21/12/2006:

Bou Abbouine (oued)
reveil 07h00 pour un départ à 08h00. Sauf que les dromadaires ne sont plus là. Habituellement ils mangent les branches d'acacias près du camp mais là nous sommes dans les dunes. Ils ont rebroussés chemin au pic nic de la veille.
Après 20 minutes d'attente nous pouvons repartir au travers de l'oued et un franchissement de petites dunes.
Une de nos équipieres a un malaise et finie la marche sur un dromadaire.
Le repas de midi se fait près d'un vilage dans le parc à chameau comme dit William (plein d'acacias, de crottes de biques sur le sol,...)
L'après midi est sous le signe du repos. En effet notre camp est là, on fait une petite boucle dans l'après midi, histoire de dégourdir les jambes et de pénétrer dans les dunes.

Le 22/12/2006:

Lever 06h45. On refait les sacs comme d'habitude. Après le petit déjeuner, nous reprenos notre chemin. Nous sommes suivi par les mouches et un chamelier qui cherche son dromadaire depuis 5 jours. Notre guide nous dit qu'il peu le chercher des années mais qu'un jour il le retrouvera.
Toute la matinée nous marchons dans le reg sous un soleil de plomb. Dur, dur !
Nous sommes arrivés à 12h30 pour le repas bien mérité dans un cadre magnifique de sable.
Notre guide a eu mal au dent toute la journée, il se gave de doliprane et d'ibuproféne. Il n'y a pas de dentiste sur notre chemin avant NOUATCHOTT, c'est a dire une semaine.
A la question "que va tu faire", il repond, "il y a bien la solution Nomade: enlever la dent au couteau ou alors le chameau: une ficelle attachée à la queue..."

Le 23/12/2006:

Lever 06h30, dejeuner 7h00, depart 07h30. C'est donc tambour battant que débute cette journée. Heureusement hier soir nous avions montés notre demi-lune. Premier bivouac sur le sable sous le ciel étoilé.
On gravit un pierrier, afin d'arriver à un campement nomade. La tente est propre, quelques mouches rodent. On assiste à la préparation du ZDRIG, utile pour les mots croisés. C'est du lait de dromadaire, de l'eau et beaucoup de sucre, Beurk !! De tout de facon nous ne le gouterons pas, faute de se le voir proposés.
Puis traversée de JALET, son école, la maison du maire, un petit marché improvisé. La caravane nous rejoint. (Choubaka fait encore des siennes)
La randonnée se poursuit toute la matinée dans l'oued. D'un côté ce sont les dunes, de l'autres les montagnes.
La pose déjeuner se fait encore a l'ombre des acacias en compagnie des mouches qui ne nous quittent plus de la journée.
15h30, nous reprenons le chemin de l'oued, la chaleur a diminuée heureusement. Nous passons l'oasis de'EL HNOUK dans un dédale de pierres et de sable. Les paroies rocheuses sont impressionnantes.
Nous arrivons a notre camp. Ce soir encore nous coucherons à la belle étoile.

Le 24/12/2006: c'est Noel

Lever 06h00, depart matinal dans l'oued, marche difficile. Il fait chaud, on s'enfonce, les mollets souffrent.
Nous appercevons un jolie village niché au pied des dunes, il semble abandonné. En fait les villageois sont occupés à la récolte des dattes dans les palmeraies.

Nous pique niquons dans une palmeraies. Aujourd'hui c'est l'écatombe dans notre groupe. Il y a quatres malades
Pendant notre repas les chameliers ont achetés une chévre à un nomade. Ils ont attachés cette pauvre bete à un acacias. Elle n'arrete pas de brayer sentend surement sa fin proche.
Ensuite ils l'ont attachés à un chameau et tout le long du parcours bien sur elle a criée.
Arrivée au camp elle n'a pas fait long feu.
Pour le repas de Noel nous avons eu droit à:
entrée: un bol de soupe aux légumes
plat: des frites molles à l'oignon avec cette fameuse chèvre qu'ils ont fait bouillir
dessert: de la creme mont blanc et de la brioche.

Le 25/12/2006:

La nuit a été assez mouvementée, mais le reveil a 07h00 se passe bien. Le vent s'est levé et le ciel est voilé. Les couleurs sont bizarre et on voit bien que le guide est inquiet. Se prepare t'on a une tempête de sable ?
Nous sommes un peu tous barbouillés, alors pour que les maux ne s'agravent pas nous prenons des medicaments. Le vent forcit mais la matinée se passe bien.
Repas mérité sous les acacias mais leger.
15h00, on leve l'ancre direction le bivouac. Les jambes de William flageollent, rien dans le ventre et gros mal de tête. De temps en temps l'envie de vomir lui prend mais il continu la marche. 5il faut bien)
Stéphanie, barbouillée aussi trace la route. On arrive bon dernier au camp. Montage de la toile, petite toilette avant de s'éfondrer dans le sac de couchage.
Oups j'oublie de prendre les medocs !!
Demain ca ira mieux.

Le 26/12/2006:

Bonne fête Stephanie.
Le départ se fait un peu plus tard, nous traversons un oued afin de passer voir un camp nomade. Achat de lait caillé afin de faire le Zdrig. La femme compte a son avantage. Mais Charmou a l'oeil.
Après le camp nous traversons un reg puis dans une vallée où se succedent les palmeraies. Le coin est tranquille. Une petite brise vient rafraichir l'atmosphere. Nous allons beaucoup mieux.
Nous passons devant des villages occupés seulement pendant les vacances, c'est un peu le VVF local.
Notre camp du soir se trouve proche du village de EL MEDDA

Le 27/12/2006:

Le soleil pointe son nez, le ciel chargé.
Nous passons plusieurs villages aux maisons de pierre. Nous traversons la palmeraie de NANA AGASSAR puis direction les grandes dunes de la MATLICH.
La pause déjeuner se fait sur un promontoire, Chermou nous a encore gaté, l'horizon s'étend a perte de vue sur les dunes, l'oued, les montagnes et de petites oasis.
Durant la pause, certains dorment, d'autres discutent ou bien désinnent. Et là, au milieu de nul part, loin de tout, les parisiens se reveillent. Ils ont le vague a l'âme de leur capitale. Et oui le parisien ne peu pas tenir plus de 12 jours loin de Paris. L'experience le prouve. C'est a celui qui va énumérer le meilleur resto de son quartier ou alors "Moi ce que je prefere c'est St Denis" et d'autres de surencherrir. Ils commencent a compter le nombre de jours qu'ils leur restent avant de regagner leur metro favori. Ils verifient qu'ils ont bien leur passeport, leur billet d'avion et pourquoi pas une photo jaunie de leur foutue Tour Eiffel.
Comme dit le proverbe: "le parisien vaut mieux l'avoir a lire, tu peux trouver quelque chose d'interressant dedant."
Bref la journée s'écoule, au travers des dunes, le spectacle est magnifique. Les dunes sont de plus en plus hautes.

Le 28/12/2006:

Le camp dans les dunes etait vraiment bien et nous voici déjà reparti. Cette fois ci les voilà: les dunes AMATLICH. Nous deambulons dans un environnement magnifique, des couleurs et des reliefs sans cesse renouvelmés. Le plus surprenant est que l'on trouve ici de la vie. Des plantes et des insectes.
Puis nous regagnons un Reg. Nous sommes acceuilli chez un nomade autour d'un thé. La piece est grande, en pierre bien taillée et au sol des nattes plastiques "made in china" du meilleur effet.
L'endroit est impécable et peu contenir une trentaine de personnes.
Nous poursuivons notre treck. C'est au bord  d'un lac que se dresse le couvert pour midi.
Après une courte pose nous penétrons de nouveau  dans les dunes. Le spectacle est grandiose. Nous rallongeons le circuit pour atteindre le sommet de la dune qui nous semble la plus haute du coin. Puis dévalons sa pente en riant.

Le 29/12/2006:

Le départ se fait dans l'oued. Nous longeons d'immenses dunes. Nous appercevons 'autres touristes venus eux en 4x4. vPuis vient le clou du spectacle. Des dunes multi couleurs, blanches, bleu, ocre, jaunes. Stephanie et moi prenons le temps, pendant que le reste de la troupe galope. ( normal le parisien sent le vent du retour et pense déjà a la tonne de travail qui s'amasse sur son bureau. Bref le parisien stresse)
Resultat nous arrivons a 10h30 pour le picnic, un peu tôt pour manger.
Du cout petite rando en solo dans les dunes. Sans perdre de vue le reste du groupe resté sous son acacias.
L'après midi nous repartons sous une chaleur accablante. Stéphanie est malade mais décide de repartir a pied.
Il est 15h00, nous avons le soleil en leine face. Le radiateur et le moteur chauffe. En passant dans un village, Stéphanie s'arrete, s'allonge. Là ca ne va plus du tout. Un coup de chaud est a craindre. Après quelques instants nous repartons, le groupe est loin. Galere en perspective.
William porte les deux sacs mais rien n'y fait. Charmou, s'inquiete enfin, attend notre arrivée.
La fin de l'étape se fera a dos de dromadaire pour Stéphanie. Déjà bien malade, le ballotage d'av&ant en arriere n'arrange rien.

Le 30/12/2006:

Stéphanie a passée une mauvaise nuit. Les 4x4 sont arrivés en fanfare à 20 h00 et 24h00. Tout phares allumés et klaxon. Un vrai festival.
Ce matin c'est expeditif. Pas le temps de se réaclimater a la vie mécanique.
William est allé tôt au sommet des rocher voir le lever de soleil
07h30, les moteurs vrombissent, le treck est fini. Direction NOUATCHOTT. 380 kms de pistes et de routes goudronnée.
A midi, faute de resto, nous mangeons au bord de la route, la chaleur est étouffante.
En fin d'après midi, arrivée dans la capitale de Mauritanie, envahie par les dunes. De plus en plus de voitures, Peugoet bien sur ! et mercedes
Nous ne passerons pas au port, faute de temps.
Passage rapide à l'hotel LE RELAI DES DUNES pour déposer Stéphanie
Chermou nous fait faire le our du marché, demain c'est la fête d'EL KEBIR, il y a du monde. Des étoffes, des dattes... On trouve tout dans ce souk.
Demain lever tres tot pour le retour à PARIS.

Par Stephwill
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Lundi 3 avril 2006


Carnet de voyage

Circuit du N'Gorongoro au Lac Natron et ascension du Mont Lengaï
avec Terres D'aventures

Du 10/03/2006 Au 20/03/2006

 

Le 10/03/2006:

Départ de Marcq en Baroeul direction la gare de Lille Europe. On charge les sacs et c'est parti. On porte notre gros sac dans le dos, le petit devant pour faire contre poid, de vrai cosmonautes.
TGV de Lille jusqu'à Roissy, nous retrouvons notre amie qui a fait le Népal avec nous. Les retrouvailles sont chaleureuses; les souvenirs du Népal fusent.
L'heure de l'enregistrement est arrivé. Il est 18h30, enregistrement, passage à la douane et zone de transit. Là c'est sur le départ est proche.
Encore un peu d'attente, nous retrouvons l'ensemble du groupe, nous serons 12.
L'embarquement se fait à 20h00 sur la compagnie EMIRATES.
On s'installe confortablement, petit échange amical avec une hotesse de Montpellier qui est sur la compagnie depuis Septembre et qui vie à DUBAI.
Et c'est là qu'on apprend un incident technique sur l'appareil, retard de 02h00. Ca va être chaud pour les correspondances.
Arrivée aux Emirates, notre correspondance pour Nairobi prévue à 08H15 est partie.
Le prochain vol est à 14H00, l'attente se fait en zone de transit.

Le 11/03/2006:

Petit déjeuner dans l'immense galerie de l'aéroport, on passe le temps comme on peu, et surtout avec beaucoup de philosophie.
A 14h00 embarquement, décollage. OUF, on est plus très loin du but.

Arrivée de nuit à NAIROBI, changement de programme, on prendra la route demain pour la TANZANIE. Nuit  à The Heron Hotel  http://www.heronhotel.com/

Le 12/03/2006:

Lever 05H00, petit dej à 06H00, départ 06H45 pour le ParK NATIONAL DU TARANGIRE.
Nous avons traversé le KENYA et passé la frontiere NMANGA. Sur la route nous sommes passés tout près du KILIMANGARO et du Mt MERU, les 2 montagnes étaient dans les nuages.
Sur le chemin, nous avons croisé les Massai dans leurs habits traditionnels.
Ils étaient nombreux à se rendre au marché a bestiaux d'ARUSHA. Ils y pratiquent essentiellement du troc.
Les paysages sont merveilleux: plaines, montagnes...
Après le déjeuner, nous entrons dans le parc pour notre premier safari. Nous avons de la chance de voir pas mal d'animaux en peu de temps: troupeaux d'élephants par dizaine, des girafes, des impalas, des pintades, des especes variées d'oiseaux. Nous assistons à un specacle merveilleux ou toute la nature s'anime comme ces miriades de colibris vert qui sortent des fourets.
Ce soir c'est camping. Il y a des "vrai toilettes", et des douches.... Pour le repas, le cuistot nous prépare des haricots verts, carotte, une soupe et de la mangue. Demain lever à 09H00 pour une journée entiere dans le parc (royaume de la mouche TSE TSE)

Le 13/03/2006:

Nous avons appris plusieures choses interressantes la nuit derniere. Tout d'abord la mouche TSE TSE est en grand nombre dans le parc, il y a une politique d'heradication en cour. Ensuite, "TARAN" signifie "la riviere qui coule" et "GUIRE" signifie "phacochere". De plus la nuit dans le parc a ètè vraiment sympa. On a eu la visite d'un troupeau d'éléphants qui ont passé la nuit près des tentes à brouter l'herbe et à barir. Une hienea également ricanée toute la nuit surement en voyant le spectacle et des phacocheres ont traversé le camp.

Après le petit dej, départ pour le safari dans ce superbe parc, élephants, girafes, Antiloppes, de multiples animaux sont au rendez-vous ce matin.
A midi, repas face à la plaine de SILAWAY. Superbe paysages, d'un vert fabuleux. Puis c'est le départ pour la sortie du parc.
Par chance une lione sort d'un fourret, comme si elle souhaitait nous dire au revoir et à bientôt.
Nous prenons la route du N'GORONGORO pour passer la nuit au lodge.
Arrêt dans la montée pour admirer le lac de MANYARA et sa reserve ainsi qu'une colonne gigantesque de gnous. Et oui on est en periode de migration.
On pose les bagages au Marera Safari lodge, 
http://www.exoticanimalrug.com/new/northern/lake-manyara/marera-safari-lodge.htmlpuis une petite marche d'une heure dans la montagne afin de découvrir les plantes medicinales contre toute sorte de maux.
Le retour se fait sous l'oragen on rentre, douche et repos.
La lumiere fonctionne de 18Hà 22H00 avec un groupe électrogene, on fini à la bougie.

Le 14/03/2006:

Lever 06H00. Après le déjeuner copieux avec pancakes, bakon, saussices, jus de fruit, somme tea et de la mangue, nous partons à 07H00 en direction de la caldera du N'GORONGORO.
En distance, le chemin n'est pas très long, en temsp. Il l'est plus en raison des petites routes d'altitudes. En arrivant à l'entrée de la zone protégée, le temps est très brumeux mais le guide nous rassure tout de suite. C'est comme ca tous les matins mais à partir de 10H00 le spectacle commence.

En effet à 08H, le temps est splendide, de la crete (2300 métres) nous avons une vue imprenable sur le cratere. C'est a vous couper le souffle, tellement c'est beau. 
On a une impression de commencement du monde et on se demande l'impression qu'on eu les 1er hommes qui sont arrivés là.
Apres cette pose photo et les echanges de courtoisie avec les Massai, nous descendons les pentes du cratere.
Nous y passons la journée à contempler les paysages mais aussi toute la faune sauvage de ce biotope: des milliers de gnous en partance pour le KENYA, le guepart, les gazelles de gant, les hippos, les éléphants, les phacocheres, les grues royales et bien sur le roi de la jungle: le Lion. Le spectacle le plus impressionant est la migration des gnous et des zebres. Dos au cratere, on se croirait dans l'arche de Noé.
Ce soir, nous rentrons au camp plein de belles images.
C'est le plus beau spectacle que nous avons vu jusqu'a present.
Une impression de "commencement du monde".

Le 15/03/2006:

Reveil 07H00 (grasse mat)
départ 08H00. Nous empruntons la même route qu'hier, 60 dollards pour l'entrée dans le parc du N'GORONGORO. Nous passons en crte du cratere, vue magnifique puis détour par la vallée de l'OLDUVAIL.
Retour au sources dans le berceau de l'humanité. Là a été découvert le chaînon manquant. L'Ostralopitheque Afarensis.

Petit repas face aux anciennes fouilles. Puis c'est le depart.
Les 4x4 filent au travers de la savane, arret sur du sable noir magnétique puis c'est la steppe avec la migration.
Des millions de gnous et de zebres. Ca tourne vite au rodeo dans un paysage a vous couper le souffle. Le vert, le gris, le bleu se melent à la féerie, on se coirait dans un autre monde, ou de moins au commencement. Les 4x4 quittent la piste pour passer dans les herbes basses. Magnifique !!
Enfin le rythme ralenti, nous attendons nos guides Massai qui doivent nous accompagner pour les 3 prochains jours.
Puis nous poursuivons notre chemin, arret photos aupres d'un chef Massai et ses dix enfants contre de l argent. Je n'aime pas forcement lier contact de cette maniere, mais si ca peu aider.... Toute l'équipe mitraille avec allegraisse pour 1 dollard.
L'arrivée au campement se fait en fin d après midi,les tantes sont montées. Puis pour finir petite marche d'une heure avec les Massai et seance de relaxation.

Le 16/03/2006:

Lever 06H00, la nuit a été calme. Cette fois ci, nous n'avons pas eu la visite des éléphants. Il faut dire qu'un Massai a veillé toute la nuit pour protéger le campement.
Départ vers 08H00 pour notre premiere journée de Trek. Nous faisons un arrêt dans un village Massai.
On peu difficilement imaginer de la précarité dans laquelle ils vivent. Nous garderons toujour de l'image de cet enfant avec des mouches plein les yeux. Les maisons sont construites par les femmes à partir de boue, de caca de vache et de bois. L'interieur est très sombre, c'est le noir total. 
La matinée se passe bien, c'est une bonne mise en jambe. Après le déjeuner, nous avons le droit à des points de vue magnifique. L'après midi est très chaude, raide. Nous arrivons au campement à 18H00
Une douche nous attend, nous positionnons notre tente face au Mont Lengai.

Le 17 Mars 2006:

Lever 06H15, depart 08H00 en 4x4 sur les grande splainedu SERENGETTI, nous croisons de nouveau la migration des gnous avec les zebres, vautours, chacals. On s'arrête à un petit village Massai pour prendre un nouveau guide puis on repart pour le depart de la nouvelle rando. L'arrêt se fait face au Mont LENGAI, majesteux.
Montée dans les cailloux, la chaleur est de plus en plus forte, puis en haut d'une colline nous decoouvrons des femmes Massai assisent comme au marché à l'étal à poisson. Sauf que là ceux sont des bijoux.

Elles nous attendaient c'est sur. Commence alors le troc habituel, puis notre groupe redemarre. Nos efforts sont bientôt recompensés, d'un coté nous avons le LAC NATRON d'une couleur rosée et de l'autre c'est le LENGAÏ.
Nous redescendons dans la vallée au travers d'un cours d'eau asséché, il est 12H30 bientôt le repas.
Et en effet, on arrive dans une foret d'acacias et la table est mise; les tentes montées.
Après le repas, nous nous reposons à l'ombre des acacias, l'orage gronde de l'autre côté de la plaine. Peut être que la température va baisser.
Nous attendons 05H00 pour partir au lac NATRON voir les flamants roses.

Le 18 Mars 2006:

Lever Minuit pour un petit déjeuner express. La veille lors du repas notre guide Cha Cha nous avait prévenu de la difficulté et des dangers a monter au LENGAI. Donc sur 13, 10 participants pour l'ascension du LENGAI.
Les deux 4x4 partent à 00h30. Ils nous déposent sur les pentes abruptes du vocan en activité.
Un petit vent frais est là, on se couvre legerement le temps de se réchauffer. Derniers conseils de prudence de notre guide puis c'est le départ.
Le chemin de terre progresse lentement sur les pentes du volcan, malgres l'obscurité des failles se dévoilent devant nous. 
Le groupe, peu à peu progresse. Les Massaï imposent un rythme soutenu, ce qui fait que le groupe se divise.
Je reste sur mon rythme perso:"le pas du Yach". De temps en temps notre guide les interpelle au crie de "pole-pole" (doucement)
La pente se redresse de plus en plus. Nous arrivons à une deuxième phase. Passage obligé dans de petites crevasses, le terrain est glissant. On se met de la terre partout, les genoux raclent le sol, on glisse sur les pierres, les graviers. L'ascension se corse un peu.
Puis le clou du spectacle, après 04H00 de montée. Un mur d'escalade, ou pluteau une plaque de lave lisse d'une centaine de metre fortement inclinée avec peu de prise. C'est le seul passage. Là c'est difficile. Le jour pointe son nez et le vide commence a apparaitre.
Je reprend mes habitudes d'escalade, les appuis. Cramponnés à la roche, nous progressons lentement jusqu'a l'étape finale; le sommet.
Par chance au sommet le soleil se leve à peine, une éruption est en cour. La lave noire chargée en carbone s'écoulesur les pentes du volcan, le spectacle est saisissant. En refroidissant, la lave devient blanch. Les cheminéescrachent la lave et de la vapeur. Ca sent l'oeuf pourri. La gorge s'irrite.
La vue sur le KILI et le Mont MERU est magnifique.
Au bout d'1H30 nous decidons de redescendre. Et là encore la progression est lente. De nouveau les glissades. Le soleil et la chaleur écrasante ajoutent à la difficulté. Nous mettons autant de temps pour redescendre.
Retour au camp en 4x4.
Repas bien mérité, petite douche et c'est déjà le départ pour notre dernier camp.

Ca ne chaume pas, les tentes sont pliées; les bagages dans les 4x4.
Il faut être a 18H30 au bivouac et on est en retard. Notre guide prend des racourcis via des pistes. On se prend plein de poussiere.

Le 19 Mars 2006:

Lever 06H00, il ne fait pas encore jour mais nous devons préparer les sacs pour le voyage.
Pliage des duvets, déballage des sac. petit a petit le campement se reveille; le petit groupe demonte pour la derniere fois les toiles;
Nous passons la frontiere direction Nairobi. L'hotel ou nous allons n a pas de piscine, qu'importe celui à côté le "MILANINI" en a une.
Le repas est à 19H00,nous donnons nos derniers shilling Puis c'est l'attente dans l'aéroport

Retour à PARIS

 

Par Stephwill
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Mardi 1 novembre 2005
  
 
 
CARNET
DE
VOYAGE

Circuit de l'Annapurna au Terail
Du 16 octobre au 30 octobre 2005
 
avec Terres d'aventure


16 octobre – Aéroport international de DOHA au Qatar.
 
Il est 23 heures 15. Notre correspondance pour Katmandou est annoncée avec un retard de 2 heures environ. Nous avons atterri ici à 19h30, le calcul est simple et l’attente est longue, très longue. De ce fait, on joue les chaises musicales passant de halls en halls.
Stéphanie a demandé à un agent de la Qatar Airways le pourquoi de ce retard ?
Réponse : Brouillard sur la piste à Katmandou, l’avion ne peut pas atterrir dans ces conditions. La raison c’est que la seule piste se trouve entre 2 montagnes et il faut viser juste!
 
Le Népal c’est le pays des montagnes….
 
17 octobre – Pokhara
 
Après un vol de 4 heures depuis DOHA, nous atterrissons à Katmandou. Des airs, nous apercevons la chaîne himalayenne, des petites routes de terre, des gens qui marchent et des maisons faites de briques et de broques.
 
A la sortie de l’avion, l’impression est saisissante. Rien à voir avec les aéroports modernes, il y a des vieux bus, des vieux avions et des militaires. Nous sommes accueillis par notre guide Jacadisch et prenons le vol intérieur pour Pokhara. Nous sommes fouillés 3 fois avant de prendre ce vol. l’avion est un petit avion à hélices de la compagnie « Yéti Airlines ». Nous avons la chance de survoler les montagnes entre Katmandou et Pokhara. La vue est exceptionnelle !
 
L’après-midi nous faisons connaissance avec notre guide, il nous explique le déroulement du voyage. Le trek est une véritable expédition avec porteurs, sherpas, cuisiniers et guides. Au total, ils sont 30 pour une équipe de 15 marcheurs.
 
Nous rentrons à l’hôtel Base Camp Resort http://www.basecampresort.com/vers 18 heures. Fatigués de notre grand voyage et avons bien mérité un peu de repos avant le début de notre trekking.

 
18 octobre – Maharia
 
Première journée de trek, premières foulées.
 
On commence la matinée par une promenade en barque sur le lac Phewa où la vue sur les Annapurnas est magnifique. Au milieu du lac, il y a un temple Hindou. Un nuage d’encens baigne l’atmosphère, les cloches sonnent pour exhausser les souhaits des croyants.
Nous faisons le tour du temple (dans le sens des aiguilles d’une montre) et retournons sur la terre ferme.
 
Montée dans un bus pour atteindre le point de départ de notre trekking. Rencontre avec l’équipe des porteurs et des sherpas. Déchargement des sacs, des femmes et des hommes chargent sur leurs épaules tout ce qui va pouvoir nous servir : tables, chaises, tentes, nourriture…
 
Première foulée sur des sentiers escarpés et en escaliers au milieu des forêts et des rizières. Notre premier pont suspendu est franchi avec réussite et sans embûches. Ce qui est dur ce sont les escaliers, plus ou moins grand en ardoise et qui réfléchissent la chaleur écrasante qui règne de temps en temps.
 
Pour le déjeuner, pas de soucis tout est prêt.
 
Arrivée en milieu d’après-midi sur le camp de base, l’équipe s’affère à monter les tentes (du 4 étoiles donc). Rien à faire, juste mettre les pieds sous les tables.
 
Nous visitons le village, arpentons les petites rues. Puis intrigués par une maison, nous nous rapprochons, on demande un Tez le cerdar, si c’est un magasin. Il nous invite à rentrer, cette maison compte 3 pièces maximum et c’est l’épicerie du village et le logement de la propriétaire. Celle-ci dans une pièce voisine à son étal est en train de préparer son repas. Elle nous fait goûter, c’est du mouton, un véritable délice. Nous discutons un moment dans cette pièce qui faisait cuisine et chambre puis nous sortons, les yeux piquent à cause de la fumée qui se dégage de la pièce.
 
Le repas du soir se tient sous la tente mess.
En dessert, le cuistot a préparé un gâteau maison avec l’inscription « Welcome to Nepal ».
 
 

19 octobre – Yangjakot
 
Lever 6 heures 30 – Départ 8 heures
 
La journée commence tout doucement : une grande descente avant de prendre le 1er pont suspendu de la journée. Au total, nous en franchissons 3. Le plus impressionnant est le second, il manque des planches. Un sherpa aide Stéphanie à traverser.
 
Ensuite, nous montons puis descendons pour enfin déjeuner au bord d’une rivière où un monsieur vient demander des médicaments à notre guide car il souffre de maux de ventre.
 
Après le déjeuner, nous montons un véritable mur d’escaliers pendant presque 2 heures. Nous sommes accompagnés par des enfants qui chantent et courent alors que nous peinons à reprendre notre souffle. De futurs sherpas sans doute ! Toute la journée, nous sommes seuls à l’arrière avec 2 sherpas. Nous y allons piano pour le moment, c’est plus sage. Plus nous avançons dans la journée, plus nous nous rapprochons du groupe de tête qui commence à caler. Nous avons même eu l’occasion de les dépasser, mais nous ne l’avons pas faits ! Nous préférons profiter de la beauté des paysages ! Le futur nous donnera raison !
 
Nous arrivons au campement vers 17 heures. Les sherpas ont pratiquement fini de monter les tentes. En attendant, nous nous amusons avec les enfants du village. Ils aiment se voir sur camera. On leur apprend également des mots de français : bonjour, casquette, lunettes…
Ils s’amusent à nous faire des grimaces et à nous faire peur en nous lançant des sauterelles. C’est vraiment très drôle !
 
Ensuite, nous prenons le thé avec le guide. Il nous informe que notre chemin a croisé ce jour celui des maoïstes à qui il a dû donner 6000 roupies pour que nous puissions passer. Nous n’avons rien vu de cette transaction.
 
Enfin, nous dînons sous la tente mess, encore un repas succulent puis dodo.
 
Ce soir, il y a du brouillard et il pleut. Espérons que demain ce sera dégagé car il y a une vue superbe sur le Macchapuchare (la montagne sacrée, 6700 mètres, personne n’a le droit de l’escalader).
 

20 octobre 2005 – Nagedhar
 
Des orages toute la nuit. Les sherpas ont creusé un lit de rivière autour des tentes pour éviter l’infiltration de l’eau.
 
Lever sous la pluie. Un éclair tombe proche du campement ! Tout le monde enfile sa cape de pluie, rendez-vous sous la tente mess pour un petit déjeuner humide.
 
Le départ est différé à 9 heures 30 pour une étape de 6 heures qui va durer 9 heures en raison des mauvaises conditions climatiques : « une queue de mousson ». Exceptionnelle à cette époque !
 
La journée commence par un mur d’escaliers qui s’est transformé en ruisseau, çà glisse fort, au bout de 100 mètres nous sommes déjà tous trempés.
 
Nous sommes très prudents çà glisse énormément sur les marches et en descente.
 
Un porteur part dans un fossé, il remonte sans encombre ! Ouf !
 
A midi, il pleut toujours autant ! Et les sangsues s’en mêlent ! Nous nous arrêtons tous les quarts d’heures pour les retirer de nos chaussures, de nos vêtements ou de notre peau !
Pour le déjeuner, nous sommes accueillis dans un village qui nous ouvre la maison des communautés. Hors de question de pique-niquer dehors ! Les cuisiniers s’activent autour du feu pendant que l’ensemble du groupe se déshabille et s’inspecte, la chasse aux sangsues est ouverte !
 
L’après-midi est terrible ! Pluie et Brouillard ! Nous manquons avec William de nous perdre !
 
La journée se finit à la frontale en pleine nuit sous la pluie et le brouillard ! 
Il y a une montée terrible, Pascal, un membre du groupe est en hypoglycémie et au bout du rouleau. Avec William, nous l’attendons et l’aidons à finir l’ascension ! Arrivée en haut nous formons un groupe de 6 personnes avec le guide. Il fait noir, et il y a du brouillard. Je demande au guide si nous sommes proches du campement. Il ne veux pas répondre, il me dit « encore longtemps », il est 18 heures 30 et il fait nuit depuis une demi-heure, on voit à 2 mètres devant soi pas plus. Après 3 quarts d’heures de marche, nous arrivons dans un hameau, le guide s’arrête dans une maison. Les villageois nous accompagnent sur le chemin, nous éclairent et nous guident avec leurs lampes torches.
 
Nous sommes accueillis dans une école pour la nuit, nos tentes sont trempées et ne serviront pas avant 3 jours. Les guides nous installent dans une salle de 20 mètres carré pendant qu’ils préparent les salles pour dormir.  
 
Jacadish est retourné sur le chemin pour chercher le cerdar et les porteurs encore sur La route.
 
C’est l’inspection générale ! Tout le monde se déshabille et tue ses sangsues !
Les sangsues çà rapprochent !
 
Nous avons dormi à même le sol dans notre sac de couchage.
Ce fut très agréable d’être au sec même si la nuit était un peu fraîche !
 
21 octobre – Pasgam
 
Départ de l’école tôt le matin.
 
Passage dans de beaux villages en pierre. La pluie est toujours présente, les sangsues aussi. Ca frétille de tous les côtés.
 
Midi à la ferme pour un repas succulent au milieu des poules, des chèvres et des bœufs !
 
L’après-midi est terrible, une ascension de 3 heures avec un très fort dénivelé que des marches et sous la pluie, une grosse pluie.
 
Nous arrivons au village de Pasgam sous la pluie et le brouillard, nous passons devant un temple boudhiste. Les drapeaux de prières flottent, il y a une atmosphère particulière de village de haute montagne reculé et loin de la civilisation moderne.
 
Nous nous arrêtons sous un préau, nous sommes arrivés. Le guide discute avec les villageois pour trouver un hébergement pour la nuit. Ce sera la maison des communautés voisine qui compte 2 salles et un sanitaire.
 
Il fait froid et nous sommes trempés, nous enfilons une polaire et attendons patiemment de prendre possession de notre quartier.
 
Le dîner a lieu à 19 heures sous le préau. Ce soir tout le monde a enfilé sa polaire, son gore tex et son bonnet. Le village est là qui nous regarde manger.
 
Les femmes du village improvisent un spectacle de chants et de danse à notre attention. Tout le monde participe y compris les sherpas et le guide.
 

22 octobre – Bhujung
 
Petit déjeuner sous le préau de Pasgam. A notre grand regret, il pleut encore.
 
Nous commençons la journée par la visite du temple Bouddhiste du village.
 
Vers 9 heures 30, nous prenons la direction de Bhujung.
 
Une montée terrible sous une forte pluie nous attend et nous mène à un col à 2205 mètres d’altitude où le panorama devait être exceptionnel.
 
Nous entamons la descente sous un semblant de soleil. Cette descente est dangereuse, à pic, très glissante et nous paraît interminable (1 heures 30 de descente sur des marches ou des cailloux).
 
Peu avant midi, nous sommes récompensés de nos efforts, nous apercevons le Lamjung qui culmine à 7000 mètres.
 
Nous déjeunons dans une maison chez l’habitant.
 
Nous remontons le moral à notre guide « Jacadish » qui est désolé et dépité par le temps qu’il fait. « Pour moi, c’est tarvail (il n’ y a pas de faute, c’est dans le texte) ; vous c’est vacances ! ».
 
Courte montée vers le village de Bhujung ! Nous sommes accueillis dans la maison des communautés du village. Ce soir, nous aurons l’électricité, les sanitaires et un feu de camp pour sécher notre linge qui en a bien besoin.
 
Après le souper, les femmes du village improvisent un spectacle, tout le monde danse !
 

23 octobre 2005 – Baglungpani
 
Départ de la maison des communautés de Bhujung sous les au revoirs des femmes du village qui nous distribuent des œillets d’Inde.
 
Le sentier en Balcon qui mène à Ganpokhara est raide mais la vue sur le Lamjung est superbe et permet d’amortir la difficultés. Ce matin, le beau temps est de retour et la journée promet d’être belle.
 
Montée progressive vers Ganpokhara où un magnifique point de vue sur le Manaslu I (8100 mètres), le Manaslu II (7900 mètres) et Pic 29 s’offre à nous.
 
Visite du village de Ganpokhara, qui n’a plus beaucoup d’habitants. Ici aussi, c’est la désertification des campagnes. Les champs ne rapportent plus rien, il faut descendre dans la vallée.
 
Descente progressive dans la vallée. On quitte le parc des Annapurnas.
 
Nous croisons quelques personnes, des enfants qui jouent à des jeux de société locaux ou à collat malliard.
 
En milieu d’après-midi, nous arrivons à Baglunpani sur notre lieu de campement, nos tentes sont en train de sécher au soleil.
 
Tous nos efforts sont récompensés, la vue est magnifique : en face le massif des Annapurnas, à droite le Manaslu, Himal Chuli et bien d’autres. Même un appareil photo panoramique ne pourrait englober ce que l’on voit . La soirée promet d’être belle et les appareils photos fument.
 
Plus tard, chaque membre du groupe remet au cerdar des vêtements usagés pour les porteurs. Une loterie est organisée, chacun repartira avec des vêtements.
 
Dernier repas sous la tente mess, les sherpas et les porteurs se sont associés à nous. Dehors ils chantent !
 
 
 
 
 
 
 

24 octobre – Kurighat
 
Lever 6 heures avec le soleil pour admirer le splendide panorama des Annapurnas et de l’Himalaya.
 
Petit déjeuner au soleil puis photos avec l’équipe des porteurs et des sherpas.
Petite donation en monnaie sonnante et trébuchante pour une école.
 
Descente de 3 heures vers Besi Sahar. Nous rencontrons des moines, traversons quelques hameaux et passons devant une école faites de tôles ondulées.
 
A Besi Sahar, nous pique-niquons dans une cour d’hôtel – Fin du trek.
 
Nous rassemblons les porboires : 40 dollars par personne et nous concertons avec Jakadish pour organiser la répartition et la distributions aux porteurs et au sherpas.
 
Chacun d’entre-nous remets une enveloppe en main propre. Tout le monde est très heureux et satisfait !
 
Départ sur le coup de 13h30 pour la Trisuli. Le retour à la civilisation est difficile. Nous traversons des villages plein de monde et pas forcément jolis et propres.
 
Arrivée vers 17 heures au bord de la Trisuli  Montage des tentes, certains en profitent pour se laver dans la rivière.
 
Pause thé puis dîner au bord de la rivière. Demain, journée Rafting.
 

25 octobre – Parc du Chitwan
 
Lever à 7 heures, ce matin c’est grasse matinée, enfin presque !
 
Réveil au bord de la rivière Trisuli qui traverse le Népal et se jette dans le Gange.
Le petit déjeuner sur la plage est sympa, des crêpes nous attendent !
 
Puis gonflage et dégonflage des rafts, prise de connaissance des consignes de sécurité (en anglais), nous mettons notre gilet de sauvetage et notre casque. Et c’est parti !
 
La descente est une franche partie de rigolade, nous sommes plus trempés par les coups de pagaies et les seaux d’eau que nous envoient notre guide que par les remous.
 
Nous passons dans des gorges, sous des ponts suspendus. Nous pique niquons au bord de la rivière, la propreté du site n’est pas exceptionnelle, on se bouche le nez !
 
Après-midi, courte descente accompagnée par les klaxons des camions qui passent à l’aplomb de la rivière. Le trafic est dense et pour cause c’est l’unique route qui relie Katmandou à l’Inde.
 
Nous prenons le bus direction le Terai et le parc du Chitwan. Et là, changement de décor.
La misère, la crasse, le monde ; l’Inde s’est çà mais puissance dix.
 
Les barrages routiers se succèdent, les chicanes, les gens à pied, à vélo ou en pousse-pousse.
 
La route se fini par une piste chaotique, pleine de trous, d’ornières. Nous qui voulions du dépaysement nous sommes servis !
 
Enfin, arrivée à l’hôtel Safari Adventure Lodge http://www.saathitravel.com/hotels/safari-adventure-lodge.html et première douche depuis plus d’une semaine !
 

26 octobre – Parc du Chitwan
 
Lever 6 heures – Petit déjeuner à 6h30. Départ 7h00 pour le safari à dos d’éléphants. C’est plus écologique et moins bruyant que le 4X4.
 
Dans la réserve di Chitwan, il y a moins de diversité animale qu’en Afrique du Sud.
 
Les guides ont tenu à ce que nous voyons le rhinocéros unicorne du Népal et nous l’avons vu au bout de 3 heures de recherche intense.
 
Ensuite, visite d’un village Tharou, un vrai village, pas fait pour les touristes. Ces gens vivent dans des maisons dont les murs sont construits avec des bouses de vaches.
 
Pause déjeuner. Repos puis ballade sur la Rapti en pirogue pour voir les gavials, les crocodiles du Népal. C’est très relaxant ! C’est le seul moment de repos de notre séjour, ne rien faire du tout, juste contempler !
 
Ensuite ballade dans la jungle et visite d’un élevage d’éléphants.
 
Retour à l’hôtel – Repas
 
Demain lever 6h30, départ pour Katmandou. Pour 145 kilomètres, nous allons mettre entre 5 heures et 11 heures en fonction du trafic et des contrôles.
 

27 octobre – Katmandou
 
Comme prévu nous partons du Terai pour gagner la capitale du Népal, Katmandou.
 
Nous traversons de petits villages reliés entre eux par des chemins de terre. Toujours la même misère. Les gens sont plus heureux dans les montagnes (moins de pollution, plus de solidarité).
 
Nous passons les barrages de police avec facilité, nous suivons le parcours de la Trisuli à nouveau.
 
Le repas de midi est un buffet froid pris dans une buvette au bord de la route.
 
Puis nous continuons notre périple. Comme dit la chanson « Qu’il est loin, qu’il est long ton chemin papa ».
 
Enfin 145 kilomètres en 5 heures, de virages, d’accidents divers, de routes à moitié éboulées et nous voici aux portes de Katmandou.
 
Et là, c’est pas de la tarte ! Nous avançons au pas, ce qui nous permet de constater l’état déplorable de l’hygiène et de la conscience écologique : vidange des voitures n’importe où, détritus jetés sur le bas côté et tout cela dans l’indifférence générale !
 
Le centre ville est beaucoup mieux entretenu.
 
Quelques heures plus tard nous déposons à l’hôtel MANASLU à l'hotel Safari Adventure Lodge http://www.saathitravel.com/hotels/safari-adventure-lodge.html  nos bagages. Et quoi de mieux que MANASLU pour terminer ce séjour haut en couleurs.
 
Jacadish nous propose de nous familiariser avec la vieille ville, après quoi il nous laissera pour la soirée et le lendemain ; (En effet, une grève va paralyser la ville demain, pas de voiture, pas de commerce hormis ceux pour les touristes, comme quoi il n’y a pas d’exclusivité française)
 
Tour de DURBAR SQUARE et vision furtive de la déesse vivante KUMARI, âgée de sept ans. L’air impétueux, elle se penche dix secondes à la fenêtre. Il faut dire qu’elle touche le salaire moyen du porteur de bas étage et qu’à l’âge de 12 ans, lorsqu’on la remplacera, elle touchera une rente à vie et une dote royale pour son mariage. Il y a de quoi avoir des goûts de luxe.
 
Le soir, nous mangeons dans un resto ouvert par un anglais avant de rentrer se coucher.

28 Octobre – Journée libre Katmandou
 
Lever 6h00 – Petit déjeuner à 6h30 – départ 7h00 en amoureux à travers la ville de Katmandou. Nous traversons THAMEL, puis visitons un temple et sa STUPA. Nous reprenons notre chemin pour DURBAR SQUARE.
 
Visite plus approfondie de ce lieu de culte hindouiste et Bouddhiste. Ca prie de tous les côtés.
 
Direction le vieux Katmandou, passage dans la rue des hippies (on nous a proposé de la good quality), achat de tapis tibétains, dégustation de thé.
 
Retour vers THAMEL, nous réalisons quelques achats, déjeuner en terrasse ombragée.
 
Nous finissons nos achats par un retour à l’hôtel en « Riskshaw », le pousse-pousse local.
 
Nous préparons les bagages pour le lendemain car se sera notre dernier jour avant l’envol pour la France.

29 Octobre – Baktapur – Bodknat
 
Dernière journée sur la terre des cimes.
 
Au programme visite de la vieille ville de Baktapur avec ses temples anciens. La ville est un réel retour au moyen age, les bâtiments sont bien conservés, les sculptures de bois plus magnifiques les unes que les autres.
 
Puis passage à la stupa de Bodknat, dans le quartier Tibétain de Katmandou. C’est la plus grande du Népal.
 
Repas en terrasse, au soleil face à la Stupa. L’heure du départ est proche. Nous passons un peu de temps dans les boutiques.
 
Visite d’un sanctuaire de crémation puis c’est l’aéroport.
 
Nous sommes habitués maintenant aux enregistrements des bagages, contrôles de la police et fouille au corps. L’attente en zone de transit puis l’envol.
 
L’escale à DOHA au Qatar est rapide, nous n’attendons que deux heures puis arrivée à PARIS.
 
30 octobre – Paris CDG
 
Arrivée sans encombre à Paris – Il nous manque un Bagage.
Problème : les clés de la maison et notre billet de train pour Lille sont dans ce bagage.
Retour à Lille, appel d’un serrurier pour pouvoir rentrer chez nous !
 
PS/ Le bagage a été retrouvé, il nous sera livré le 2 novembre.
 
 
 
 
C’ ETAIT UN VOYAGE EXCEPTIONNEL, RICHE EN EMOTIONS, EN AVENTURES ET EN RENCONTRES.
MERCI A TOUS CEUX QUI NOUS ONT OFFERT CE BEAU VOYAGE !
NOUS RETOURNERONS AU NEPAL !
 
STEPHANIE ET WILLIAM 
 
 
Par Stephwill
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