Carnet de voyage
Randonnée BEDEINE
en MAURITANIE
Du 16/12/2006 Au 31/12/2006
Terres d'aventures
Préambule:
Le 4x4 qui quitte ATAR conduit notre équipe vers l’erg Taffoujert qui sera le point de départ d’une marche de onze jours sur 270 kms à travers un paysage irréel et féerique où les plateaux gréseux se mêlent dans un enchevêtrement superbe aux ondulations dunaires.
Quel plaisir peut on avoir à marcher autant me direz-vous lorsque vous saurez que le sable et les mouches deviennent vos compagnons de voyage ?
Et bien justement, cet itinéraire hors des pistes chamelières, au cœur de ces reliefs si typiquement Mauritaniens où se nichent des palmeraies perdues et où la vie traditionnelle continue entre culture des dattes et récolte des pastèques, m’a apporté le plaisir rare de nouvelles rencontres. Notamment Moctar qui du haut de ses onze ans fume déjà comme un pompier ; Aïcha qui entonne avec nous quelques chansons locales et repart en nous faisant de grands signes jusqu'à ce qu’elle ne nous aperçoit plus; Chermou notre guide avec sa rage de dent qui nous raconte sa vie en long et en large. L’hospitalité des Mauritaniens qui, autour d’un verre de thé, nous racontent l’histoire de leur pays, l’époque de la colonie française et de leur indépendance.
C’est aussi l’ambiance particulière du bivouac, avec ses petits rituels comme le montage et le démontage de la tente, le rangement du sac a dos, ou dormir tout simplement à la belle étoile lorsque le vent de sable le permet.
Pour ce trek, ça a été aussi cette soirée de Noël loin du froid et des sapins avec au menu : un bol de soupe ; des frites molles et une chèvre achetée à un berger et qui a finie sous le joux d’un chamelier après avoir criée toute l’après midi sentant son heure venue.
Ce parcours m’a apporté également de nouveaux enthousiasmes, comme les magnifiques dunes de l’Amatlich dont la couleur du sable passe du jaune à l’orange, du bleu au blanc. On parcourt ces dunes les unes après les autres en pensant que celle que l’on est entrain de gravir sera la plus haute mais qui a chaque fois en dévoile de plus imposantes encore. C’est dans ces moments là que l’on pense à la phrase de Jacques Lanzmann :
« Marcher, c’est retrouver son instinct primitif, sa place et sa vraie position, son équilibre mental et physique. C’est aller avec soi, sans autre recours que ses jambes et sa tête. Sans autre moteur que celui du cœur, celui du moral. »
Quel beau cadeau de Noël ! voici donc le recit de ce voyage si particulier
Le 16/12/2006:
Reveil 04h00 afin de se préparer au grand départ. Des amis passent nous prendre pour nous amener à l'aéroport de
Blagnac. Comme promis il est a l'heure, les yeux sont encore nébuleux mais il a le sourire. Tout va bien ! Il faut dire qu'il ne s'est pas couvhé tôt lui non plus, repas à la maison (foie gras,
canard,...) la soirée s'est finie à minuit.
L'embarquement à TOULOUSE se fait à 06h30, sans problème pour arriver à Charles Degaulle à PARIS.
Chargés de nos deux sacs à dos chacun, on s'empresse de regagner l'hotel IBIS afin de déposer nos affaires.
Il est 11h00 et surprise on doit régler 30 E de plus pour la chambre. Comme demain nous partons avant 04h00 il n'y aura pas de petit dejeuner.
Nous prenons la chambre et direction la capitale sous la pluie. Petit repas au Quick sur les champs elysée. Nous effectuons la visite de l'exposition "tresors engloutis" au grand palais ou sont
présentés les plus belles pieces trouvées lors des fouilles à ALEXANDRIE. C'est magnifique.
Vue le temps, on ne s'attarde pas à PARIS, nous allons diretement à l'hotel pour se reposer, manger et dodo.
Le 17/12/2006:
Lever 03h00. Nous avons rendez-vous à 04h00 à l'aéroport.
Nous embarquons à 05h15 comme prévu avec la compagnie Mauritanienne. Une fois dans l'avion, le pilote nous informe que nous n'allons pas décoller de suite. Il y a du brouillard à MARSEILLE.
L'attente va durer 03h00 avant de décoller. La visibilité à MARSEILLE était quasi nulle.
Changement d'équipage, re passage à la douane. Enfin nous décollons pour ATAR. Vol sans encombre.
Nous restons plus de deux heures dans l'aéroport d'ATAR pour les formilités; notre guide nous attend.
Nous prenons la route en 4x4 pour rejoindre notre premier bivouac. Montage de la tente à la frontale, repas chaud bien mérité.
La température ici est de 27 °C, ca surprend !!
Nous faisons plus ample connaissance avec notre guide "Shermor" et notre cuisinier "Dehi".
Le 18/12/2006:
Réveil 6h15, le jour n'est pas encore levé, notre première nuit de bivouac a été bonne. Le rituel du rangement des sacs et de la tente reprend. Les habitudes reviennent vite.
On monte pour la derniere fois dans les 4x4 pour atteindre le debut du treck. Franchissement de pierriers et de dunes sont au programme. Ravitaillement en eau dan un puit à l'eau croupie à
TILEBATA
Repas à TENOUAMENDE. Dernier pierrier en 4x4, le dos a souffer tdes secousses sur les pistes Mauritaniennes.
On prend nos petits sacs puis se sont nos premiers pas dans l'oued.
Après quelques heures de marche on arrive a notre deuxième bivouac.
remontage des tentes, repas au lentilles et soupe.
Pour nettoyer nos bols, c'est simple, on met un peu de sable au fond, puis on nettoie en grattant. (pas très hygiennique tout ca) mais on en reparlera !
Retour à la toile, surprise, un scorpion des sables est déjà là monte la garde sous une chaussure de Stéphanie. Quelqu'un crie "scorpion", aussitôt le cuistot débarque à la rescousse. Pauvre bête
finira en bouillie sous ses sandalles.
Le 19/12/2006:
Le reveil est programmé pour 07h00, on commence vraiment à prendre nos marques. Les chameliers sont arrivés et vont remplacer avantageusement les 4x4, moins bruyant, moins polluant (c'est le côté
écolo du trekkeur).
La marche débute dans un dédalle de dunes aux frmes sinueuses. C'est magnifique !
Le vent se leve, on bouffe du sable, on grimpe, on descend les dunes. (bonnes sensations !)
Passage dans un potager de nomades (il est permis de consommer sur place, pas d'emporter, c'est la regle). Ca tombe bien notre guide Charmou nous découpe une pasteque verte, un régal.
Plus loin Stéphanie met la main à la pâte pour aider à découper les pasteques avec une Mauritanienne.
Arrivée à Midi pour le repas. La caravanne de chameau nous a distancée, elle est là sous les acacias depuis longtemps. Au menu: salade, thon et melon frais.
Repos à l'ombre des acacias et dans les dunes avec trois enfants du village d'a côté WETADA: Aïcha, Moctar et Menin. Discussion sympa avec de temps en temps des tentatives de corruption: stylo,
briquet. Le petit Moctar, 11 ans, fume déjà comme un pompier. Pose lecture, dessin.
Suite et fin de la traversée des dunes puis plateau de rocaille noire (reg) afin de gagner le bivouacx de ce soir.
CHEK POINT du 1er au 4eme jour;
ATAR - OUJEFT - TILEBATA - MEBEIKA - TENOUAMENDE - oued de TIMINI - LEBEHEIR - WETADA
Le 20/12/2006:
Reveil 07h00, ce matin on a été surpris, on est a la bourd. Stéphanie va remplir les gourdes pendant que je déponte la tente et raméne les sacs aux chameliers.
La randonnée débute dans un dédalle de dunes, la marche est géniale, on ondule dans des dunes plus ou moins haute, la lumiere rasante donne une belle couleur au sable.
Notre petit groupe de 15 personne se disperse, s'allonge au grès des montées et des descente. Tout en restant à distance reglementaire.
Le vent est encore present (c'est courant en Mauritanie, il vient du centre du Sahara et part vers la mer). Les grains se collent partout.: les habits, les sacs et surtout les yeux. Les bras se
couvrent de sable.
A midi, nous décidons de mettre notre tenue commando: Cheich, masque de ski. Après le repas, c'est pause lecture et dessin.
15h00, départ, la caravane chamelière nous suit. Enfin c'est plutôt nous qui sommes derrière. Le sable fouette nos visages; il fait chaud dans l'oued. Les pieds s'enfonce dans le sable moud. La
marche est de courte durée, le camp est établi, le cuistot s'affaire à la fabrication du pain.
Le guide nous raconte ses trois mariages.
Le 21/12/2006:
Bou Abbouine (oued)
reveil 07h00 pour un départ à 08h00. Sauf que les dromadaires ne sont plus là. Habituellement ils mangent les branches d'acacias près du camp mais là nous sommes dans les dunes. Ils ont
rebroussés chemin au pic nic de la veille.
Après 20 minutes d'attente nous pouvons repartir au travers de l'oued et un franchissement de petites dunes.
Une de nos équipieres a un malaise et finie la marche sur un dromadaire.
Le repas de midi se fait près d'un vilage dans le parc à chameau comme dit William (plein d'acacias, de crottes de biques sur le sol,...)
L'après midi est sous le signe du repos. En effet notre camp est là, on fait une petite boucle dans l'après midi, histoire de dégourdir les jambes et de pénétrer dans les dunes.
Le 22/12/2006:
Lever 06h45. On refait les sacs comme d'habitude. Après le petit déjeuner, nous reprenos notre chemin. Nous sommes suivi par les mouches et un chamelier qui cherche son dromadaire depuis 5 jours.
Notre guide nous dit qu'il peu le chercher des années mais qu'un jour il le retrouvera.
Toute la matinée nous marchons dans le reg sous un soleil de plomb. Dur, dur !
Nous sommes arrivés à 12h30 pour le repas bien mérité dans un cadre magnifique de sable.
Notre guide a eu mal au dent toute la journée, il se gave de doliprane et d'ibuproféne. Il n'y a pas de dentiste sur notre chemin avant NOUATCHOTT, c'est a dire une semaine.
A la question "que va tu faire", il repond, "il y a bien la solution Nomade: enlever la dent au couteau ou alors le chameau: une ficelle attachée à la queue..."
Le 23/12/2006:
Lever 06h30, dejeuner 7h00, depart 07h30. C'est donc tambour battant que débute cette journée. Heureusement hier soir nous avions montés notre demi-lune. Premier bivouac sur le sable sous le ciel
étoilé.
On gravit un pierrier, afin d'arriver à un campement nomade. La tente est propre, quelques mouches rodent. On assiste à la préparation du ZDRIG, utile pour les mots croisés. C'est du lait de
dromadaire, de l'eau et beaucoup de sucre, Beurk !! De tout de facon nous ne le gouterons pas, faute de se le voir proposés.
Puis traversée de JALET, son école, la maison du maire, un petit marché improvisé. La caravane nous rejoint. (Choubaka fait encore des siennes)
La randonnée se poursuit toute la matinée dans l'oued. D'un côté ce sont les dunes, de l'autres les montagnes.
La pose déjeuner se fait encore a l'ombre des acacias en compagnie des mouches qui ne nous quittent plus de la journée.
15h30, nous reprenons le chemin de l'oued, la chaleur a diminuée heureusement. Nous passons l'oasis de'EL HNOUK dans un dédale de pierres et de sable. Les paroies rocheuses sont
impressionnantes.
Nous arrivons a notre camp. Ce soir encore nous coucherons à la belle étoile.
Le 24/12/2006: c'est Noel
Lever 06h00, depart matinal dans l'oued, marche difficile. Il fait chaud, on s'enfonce, les mollets souffrent.
Nous appercevons un jolie village niché au pied des dunes, il semble abandonné. En fait les villageois sont occupés à la récolte des dattes dans les palmeraies.
Nous pique niquons dans une palmeraies. Aujourd'hui c'est l'écatombe dans notre groupe. Il y a quatres malades
Pendant notre repas les chameliers ont achetés une chévre à un nomade. Ils ont attachés cette pauvre bete à un acacias. Elle n'arrete pas de brayer sentend surement sa fin proche.
Ensuite ils l'ont attachés à un chameau et tout le long du parcours bien sur elle a criée.
Arrivée au camp elle n'a pas fait long feu.
Pour le repas de Noel nous avons eu droit à:
entrée: un bol de soupe aux légumes
plat: des frites molles à l'oignon avec cette fameuse chèvre qu'ils ont fait bouillir
dessert: de la creme mont blanc et de la brioche.
Le 25/12/2006:
La nuit a été assez mouvementée, mais le reveil a 07h00 se passe bien. Le vent s'est levé et le ciel est voilé. Les couleurs sont bizarre et on voit bien que le guide est inquiet. Se prepare t'on
a une tempête de sable ?
Nous sommes un peu tous barbouillés, alors pour que les maux ne s'agravent pas nous prenons des medicaments. Le vent forcit mais la matinée se passe bien.
Repas mérité sous les acacias mais leger.
15h00, on leve l'ancre direction le bivouac. Les jambes de William flageollent, rien dans le ventre et gros mal de tête. De temps en temps l'envie de vomir lui prend mais il continu la marche.
5il faut bien)
Stéphanie, barbouillée aussi trace la route. On arrive bon dernier au camp. Montage de la toile, petite toilette avant de s'éfondrer dans le sac de couchage.
Oups j'oublie de prendre les medocs !!
Demain ca ira mieux.
Le 26/12/2006:
Bonne fête Stephanie.
Le départ se fait un peu plus tard, nous traversons un oued afin de passer voir un camp nomade. Achat de lait caillé afin de faire le Zdrig. La femme compte a son avantage. Mais Charmou a
l'oeil.
Après le camp nous traversons un reg puis dans une vallée où se succedent les palmeraies. Le coin est tranquille. Une petite brise vient rafraichir l'atmosphere. Nous allons beaucoup mieux.
Nous passons devant des villages occupés seulement pendant les vacances, c'est un peu le VVF local.
Notre camp du soir se trouve proche du village de EL MEDDA
Le 27/12/2006:
Le soleil pointe son nez, le ciel chargé.
Nous passons plusieurs villages aux maisons de pierre. Nous traversons la palmeraie de NANA AGASSAR puis direction les grandes dunes de la MATLICH.
La pause déjeuner se fait sur un promontoire, Chermou nous a encore gaté, l'horizon s'étend a perte de vue sur les dunes, l'oued, les montagnes et de petites oasis.
Durant la pause, certains dorment, d'autres discutent ou bien désinnent. Et là, au milieu de nul part, loin de tout, les parisiens se reveillent. Ils ont le vague a l'âme de leur capitale. Et oui
le parisien ne peu pas tenir plus de 12 jours loin de Paris. L'experience le prouve. C'est a celui qui va énumérer le meilleur resto de son quartier ou alors "Moi ce que je prefere c'est St
Denis" et d'autres de surencherrir. Ils commencent a compter le nombre de jours qu'ils leur restent avant de regagner leur metro favori. Ils verifient qu'ils ont bien leur passeport, leur billet
d'avion et pourquoi pas une photo jaunie de leur foutue Tour Eiffel.
Comme dit le proverbe: "le parisien vaut mieux l'avoir a lire, tu peux trouver quelque chose d'interressant dedant."
Bref la journée s'écoule, au travers des dunes, le spectacle est magnifique. Les dunes sont de plus en plus hautes.
Le 28/12/2006:
Le camp dans les dunes etait vraiment bien et nous voici déjà reparti. Cette fois ci les voilà: les dunes AMATLICH. Nous deambulons dans un environnement magnifique, des couleurs et des reliefs
sans cesse renouvelmés. Le plus surprenant est que l'on trouve ici de la vie. Des plantes et des insectes.
Puis nous regagnons un Reg. Nous sommes acceuilli chez un nomade autour d'un thé. La piece est grande, en pierre bien taillée et au sol des nattes plastiques "made in china" du meilleur
effet.
L'endroit est impécable et peu contenir une trentaine de personnes.
Nous poursuivons notre treck. C'est au bord d'un lac que se dresse le couvert pour midi.
Après une courte pose nous penétrons de nouveau dans les dunes. Le spectacle est grandiose. Nous rallongeons le circuit pour atteindre le sommet de la dune qui nous semble la plus haute du
coin. Puis dévalons sa pente en riant.
Le 29/12/2006:
Le départ se fait dans l'oued. Nous longeons d'immenses dunes. Nous appercevons 'autres touristes venus eux en 4x4. vPuis vient le clou du spectacle. Des dunes multi couleurs, blanches, bleu,
ocre, jaunes. Stephanie et moi prenons le temps, pendant que le reste de la troupe galope. ( normal le parisien sent le vent du retour et pense déjà a la tonne de travail qui s'amasse sur son
bureau. Bref le parisien stresse)
Resultat nous arrivons a 10h30 pour le picnic, un peu tôt pour manger.
Du cout petite rando en solo dans les dunes. Sans perdre de vue le reste du groupe resté sous son acacias.
L'après midi nous repartons sous une chaleur accablante. Stéphanie est malade mais décide de repartir a pied.
Il est 15h00, nous avons le soleil en leine face. Le radiateur et le moteur chauffe. En passant dans un village, Stéphanie s'arrete, s'allonge. Là ca ne va plus du tout. Un coup de chaud est a
craindre. Après quelques instants nous repartons, le groupe est loin. Galere en perspective.
William porte les deux sacs mais rien n'y fait. Charmou, s'inquiete enfin, attend notre arrivée.
La fin de l'étape se fera a dos de dromadaire pour Stéphanie. Déjà bien malade, le ballotage d'av&ant en arriere n'arrange rien.
Le 30/12/2006:
Stéphanie a passée une mauvaise nuit. Les 4x4 sont arrivés en fanfare à 20 h00 et 24h00. Tout phares allumés et klaxon. Un vrai festival.
Ce matin c'est expeditif. Pas le temps de se réaclimater a la vie mécanique.
William est allé tôt au sommet des rocher voir le lever de soleil
07h30, les moteurs vrombissent, le treck est fini. Direction NOUATCHOTT. 380 kms de pistes et de routes goudronnée.
A midi, faute de resto, nous mangeons au bord de la route, la chaleur est étouffante.
En fin d'après midi, arrivée dans la capitale de Mauritanie, envahie par les dunes. De plus en plus de voitures, Peugoet bien sur ! et mercedes
Nous ne passerons pas au port, faute de temps.
Passage rapide à l'hotel LE RELAI DES DUNES pour déposer Stéphanie
Chermou nous fait faire le our du marché, demain c'est la fête d'EL KEBIR, il y a du monde. Des étoffes, des dattes... On trouve tout dans ce souk.
Demain lever tres tot pour le retour à PARIS.
Carnet de voyage
Circuit du N'Gorongoro au Lac Natron et ascension du Mont Lengaï
avec Terres D'aventures
Du 10/03/2006 Au 20/03/2006
Le 10/03/2006:
Départ de Marcq en Baroeul direction la gare de Lille Europe. On charge les sacs et c'est parti. On porte notre gros
sac dans le dos, le petit devant pour faire contre poid, de vrai cosmonautes.
TGV de Lille jusqu'à Roissy, nous retrouvons notre amie qui a fait le Népal avec nous. Les retrouvailles sont chaleureuses; les souvenirs du Népal fusent.
L'heure de l'enregistrement est arrivé. Il est 18h30, enregistrement, passage à la douane et zone de transit. Là c'est sur le départ est proche.
Encore un peu d'attente, nous retrouvons l'ensemble du groupe, nous serons 12.
L'embarquement se fait à 20h00 sur la compagnie EMIRATES.
On s'installe confortablement, petit échange amical avec une hotesse de Montpellier qui est sur la compagnie depuis Septembre et qui vie à DUBAI.
Et c'est là qu'on apprend un incident technique sur l'appareil, retard de 02h00. Ca va être chaud pour les correspondances.
Arrivée aux Emirates, notre correspondance pour Nairobi prévue à 08H15 est partie.
Le prochain vol est à 14H00, l'attente se fait en zone de transit.
Le 11/03/2006:
Petit déjeuner dans l'immense galerie de l'aéroport, on passe le temps comme on peu, et surtout avec beaucoup de philosophie.
A 14h00 embarquement, décollage. OUF, on est plus très loin du but.
Arrivée de nuit à NAIROBI, changement de programme, on prendra la route demain pour la TANZANIE. Nuit à The Heron Hotel http://www.heronhotel.com/
Le 12/03/2006:
Lever 05H00, petit dej à 06H00, départ 06H45 pour le ParK NATIONAL DU TARANGIRE.
Nous avons traversé le KENYA et passé la frontiere NMANGA. Sur la route nous sommes passés tout près du KILIMANGARO et du Mt MERU, les 2 montagnes étaient dans les nuages.
Sur le chemin, nous avons croisé les Massai dans leurs habits traditionnels.
Ils étaient nombreux à se rendre au marché a bestiaux d'ARUSHA. Ils y pratiquent essentiellement du troc.
Les paysages sont merveilleux: plaines, montagnes...
Après le déjeuner, nous entrons dans le parc pour notre premier safari. Nous avons de la chance de voir pas mal d'animaux en peu de temps: troupeaux d'élephants par dizaine, des girafes, des
impalas, des pintades, des especes variées d'oiseaux. Nous assistons à un specacle merveilleux ou toute la nature s'anime comme ces miriades de colibris vert qui sortent des fourets.
Ce soir c'est camping. Il y a des "vrai toilettes", et des douches.... Pour le repas, le cuistot nous prépare des haricots verts, carotte, une soupe et de la mangue. Demain lever à 09H00 pour une
journée entiere dans le parc (royaume de la mouche TSE TSE)
Le 13/03/2006:
Nous avons appris plusieures choses interressantes la nuit derniere. Tout d'abord la mouche TSE TSE est en grand nombre dans le parc, il y a une politique d'heradication en cour. Ensuite, "TARAN"
signifie "la riviere qui coule" et "GUIRE" signifie "phacochere". De plus la nuit dans le parc a ètè vraiment sympa. On a eu la visite d'un troupeau d'éléphants qui ont passé la nuit près des
tentes à brouter l'herbe et à barir. Une hienea également ricanée toute la nuit surement en voyant le spectacle et des phacocheres ont traversé le camp.
Après le petit dej, départ pour le safari dans ce superbe parc, élephants, girafes, Antiloppes, de multiples animaux sont au rendez-vous ce matin.
A midi, repas face à la plaine de SILAWAY. Superbe paysages, d'un vert fabuleux. Puis c'est le départ pour la sortie du parc.
Par chance une lione sort d'un fourret, comme si elle souhaitait nous dire au revoir et à bientôt.
Nous prenons la route du N'GORONGORO pour passer la nuit au lodge.
Arrêt dans la montée pour admirer le lac de MANYARA et sa reserve ainsi qu'une colonne gigantesque de gnous. Et oui on est en periode de migration.
On pose les bagages au Marera Safari lodge,
http://www.exoticanimalrug.com/new/northern/lake-manyara/marera-safari-lodge.htmlpuis une
petite marche d'une heure dans la montagne afin de découvrir les plantes medicinales contre toute sorte de maux.
Le retour se fait sous l'oragen on rentre, douche et repos.
La lumiere fonctionne de 18Hà 22H00 avec un groupe électrogene, on fini à la bougie.
Le 14/03/2006:
Lever 06H00. Après le déjeuner copieux avec pancakes, bakon, saussices, jus de fruit, somme tea et de la mangue, nous partons à 07H00 en direction de la caldera du N'GORONGORO.
En distance, le chemin n'est pas très long, en temsp. Il l'est plus en raison des petites routes d'altitudes. En arrivant à l'entrée de la zone protégée, le temps est très brumeux mais le guide
nous rassure tout de suite. C'est comme ca tous les matins mais à partir de 10H00 le spectacle commence.
En effet à 08H, le temps est splendide, de la crete (2300 métres) nous avons une vue imprenable sur le cratere. C'est a vous couper le souffle, tellement c'est beau.
On a une impression de commencement du monde et on se demande l'impression qu'on eu les 1er hommes qui sont arrivés là.
Apres cette pose photo et les echanges de courtoisie avec les Massai, nous descendons les pentes du cratere.
Nous y passons la journée à contempler les paysages mais aussi toute la faune sauvage de ce biotope: des milliers de gnous en partance pour le KENYA, le guepart, les gazelles de gant, les hippos,
les éléphants, les phacocheres, les grues royales et bien sur le roi de la jungle: le Lion. Le spectacle le plus impressionant est la migration des gnous et des zebres. Dos au cratere, on se
croirait dans l'arche de Noé.
Ce soir, nous rentrons au camp plein de belles images.
C'est le plus beau spectacle que nous avons vu jusqu'a present.
Une impression de "commencement du monde".
Le 15/03/2006:
Reveil 07H00 (grasse mat)
départ 08H00. Nous empruntons la même route qu'hier, 60 dollards pour l'entrée dans le parc du N'GORONGORO. Nous passons en crte du cratere, vue magnifique puis détour par la vallée de
l'OLDUVAIL.
Retour au sources dans le berceau de l'humanité. Là a été découvert le chaînon manquant. L'Ostralopitheque Afarensis.
Petit repas face aux anciennes fouilles. Puis c'est le depart.
Les 4x4 filent au travers de la savane, arret sur du sable noir magnétique puis c'est la steppe avec la migration.
Des millions de gnous et de zebres. Ca tourne vite au rodeo dans un paysage a vous couper le souffle. Le vert, le gris, le bleu se melent à la féerie, on se coirait dans un autre monde, ou de
moins au commencement. Les 4x4 quittent la piste pour passer dans les herbes basses. Magnifique !!
Enfin le rythme ralenti, nous attendons nos guides Massai qui doivent nous accompagner pour les 3 prochains jours.
Puis nous poursuivons notre chemin, arret photos aupres d'un chef Massai et ses dix enfants contre de l argent. Je n'aime pas forcement lier contact de cette maniere, mais si ca peu aider....
Toute l'équipe mitraille avec allegraisse pour 1 dollard.
L'arrivée au campement se fait en fin d après midi,les tantes sont montées. Puis pour finir petite marche d'une heure avec les Massai et seance de relaxation.
Le 16/03/2006:
Lever 06H00, la nuit a été calme. Cette fois ci, nous n'avons pas eu la visite des éléphants. Il faut dire qu'un Massai a veillé toute la nuit pour protéger le campement.
Départ vers 08H00 pour notre premiere journée de Trek. Nous faisons un arrêt dans un village Massai.
On peu difficilement imaginer de la précarité dans laquelle ils vivent. Nous garderons toujour de l'image de cet enfant avec des mouches plein les yeux. Les maisons sont construites par les
femmes à partir de boue, de caca de vache et de bois. L'interieur est très sombre, c'est le noir total.
La matinée se passe bien, c'est une bonne mise en jambe. Après le déjeuner, nous avons le droit à des points de vue magnifique. L'après midi est très chaude, raide. Nous arrivons au campement à
18H00
Une douche nous attend, nous positionnons notre tente face au Mont Lengai.
Le 17 Mars 2006:
Lever 06H15, depart 08H00 en 4x4 sur les grande splainedu SERENGETTI, nous croisons de nouveau la migration des gnous avec les zebres, vautours, chacals. On s'arrête à un petit village Massai
pour prendre un nouveau guide puis on repart pour le depart de la nouvelle rando. L'arrêt se fait face au Mont LENGAI, majesteux.
Montée dans les cailloux, la chaleur est de plus en plus forte, puis en haut d'une colline nous decoouvrons des femmes Massai assisent comme au marché à l'étal à poisson. Sauf que là ceux sont
des bijoux.
Elles nous attendaient c'est sur. Commence alors le troc habituel, puis notre groupe redemarre. Nos efforts sont bientôt recompensés, d'un coté nous avons le LAC NATRON d'une couleur rosée et de
l'autre c'est le LENGAÏ.
Nous redescendons dans la vallée au travers d'un cours d'eau asséché, il est 12H30 bientôt le repas.
Et en effet, on arrive dans une foret d'acacias et la table est mise; les tentes montées.
Après le repas, nous nous reposons à l'ombre des acacias, l'orage gronde de l'autre côté de la plaine. Peut être que la température va baisser.
Nous attendons 05H00 pour partir au lac NATRON voir les flamants roses.
Le 18 Mars 2006:
Lever Minuit pour un petit déjeuner express. La veille lors du repas notre guide Cha Cha nous avait prévenu de la difficulté et des dangers a monter au LENGAI. Donc sur 13, 10 participants pour
l'ascension du LENGAI.
Les deux 4x4 partent à 00h30. Ils nous déposent sur les pentes abruptes du vocan en activité.
Un petit vent frais est là, on se couvre legerement le temps de se réchauffer. Derniers conseils de prudence de notre guide puis c'est le départ.
Le chemin de terre progresse lentement sur les pentes du volcan, malgres l'obscurité des failles se dévoilent devant nous.
Le groupe, peu à peu progresse. Les Massaï imposent un rythme soutenu, ce qui fait que le groupe se divise.
Je reste sur mon rythme perso:"le pas du Yach". De temps en temps notre guide les interpelle au crie de "pole-pole" (doucement)
La pente se redresse de plus en plus. Nous arrivons à une deuxième phase. Passage obligé dans de petites crevasses, le terrain est glissant. On se met de la terre partout, les genoux raclent le
sol, on glisse sur les pierres, les graviers. L'ascension se corse un peu.
Puis le clou du spectacle, après 04H00 de montée. Un mur d'escalade, ou pluteau une plaque de lave lisse d'une centaine de metre fortement inclinée avec peu de prise. C'est le seul passage. Là
c'est difficile. Le jour pointe son nez et le vide commence a apparaitre.
Je reprend mes habitudes d'escalade, les appuis. Cramponnés à la roche, nous progressons lentement jusqu'a l'étape finale; le sommet.
Par chance au sommet le soleil se leve à peine, une éruption est en cour. La lave noire chargée en carbone s'écoulesur les pentes du volcan, le spectacle est saisissant. En refroidissant, la lave
devient blanch. Les cheminéescrachent la lave et de la vapeur. Ca sent l'oeuf pourri. La gorge s'irrite.
La vue sur le KILI et le Mont MERU est magnifique.
Au bout d'1H30 nous decidons de redescendre. Et là encore la progression est lente. De nouveau les glissades. Le soleil et la chaleur écrasante ajoutent à la difficulté. Nous mettons autant
de temps pour redescendre.
Retour au camp en 4x4.
Repas bien mérité, petite douche et c'est déjà le départ pour notre dernier camp.
Ca ne chaume pas, les tentes sont pliées; les bagages dans les 4x4.
Il faut être a 18H30 au bivouac et on est en retard. Notre guide prend des racourcis via des pistes. On se prend plein de poussiere.
Le 19 Mars 2006:
Lever 06H00, il ne fait pas encore jour mais nous devons préparer les sacs pour le voyage.
Pliage des duvets, déballage des sac. petit a petit le campement se reveille; le petit groupe demonte pour la derniere fois les toiles;
Nous passons la frontiere direction Nairobi. L'hotel ou nous allons n a pas de piscine, qu'importe celui à côté le "MILANINI" en a une.
Le repas est à 19H00,nous donnons nos derniers shilling Puis c'est l'attente dans l'aéroport
Retour à PARIS
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